Penser l’artificiel.Instituer ses formes.Ne pas déléguer la responsabilité.
Victor Kalix envisage l’intelligence artificielle comme un pharmakon : une puissance ambivalente, capable d’accroître les capacités humaines et collectives autant que d’affaiblir les savoirs, le jugement et les formes de relation.
Il cherche les conditions auxquelles les technologies de l’artificiel pourraient contribuer, non à la substitution et à la dépendance, mais à l’autonomie, à la transmission des savoirs et à l’enrichissement des relations avec le vivant.
Article
IA : qui répond de ce qu’elles deviennent ?
Vous avez sans doute déjà confié une question à l’une de ces intelligences. Elle a répondu — vite, bien, mieux parfois qu’un spécialiste. Puis vous avez refermé l’application. L’échange avait répondu à un besoin ; il n’avait pas vocation à devenir un lien. Un outil sert un usage ; un agent accomplit une tâche. C’est l’intelligence artificielle que nous connaissons d’abord : prodigieuse, mais que nous sollicitons pour ce qu’elle fait, sans nécessairement attendre qu’elle nous accompagne. L’industrie en produit déjà des myriades : des moteurs qui rédigent, traduisent, codent, conseillent, et que l’on referme comme on referme un livre.
Premier corpus
Victor KalixPremier corpusL’impérieuseresponsabilitéà l’âge del’intelligenceartificielleversion 1.0Six conditions d’une sagesse artificielle, et une seule question tenue d’un bout à l’autre : qui répond de ce que ces intelligences deviennent ?
Pensées
La fascination est une pente — on s’émerveille de ce que peut la puissance, et l’on oublie de demander qui elle sert.
Pas de bruit. Un signal.
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